En Centrafrique, les ennemis d'hier se sont réunis contre le pouvoir en place. François Bozizé Yangouvonda, possible chef des éléments armés souhaite en découdre avec le président sortant, Faustin-Archange Touadéra. Les Seleka, les Anti-Balaka, et d'autres groupes rebelles tels que Mokom et Ngaissona étaient, hier, vendredi 18 décembre, à moins de 100 km de Bangui, la capitale. La population redoute des effusions de sang. A quelques jours de l'élection présidentielle prévue le 27 décembre, la tension règne dans le pays et même si un renversement de pouvoir est peu probable, l'offensive rebelle poursuit sa marche.

Une situation sécuritaire très dégradée

RCA : la Séléka et les Anti-Balaka s'allient pour déstabiliser le pouvoir en place

En Centrafrique, les ennemis d'hier se sont réunis contre le pouvoir en place. François Bozizé Yangouvonda, possible chef des éléments armés souhaite en découdre avec le président sortant, Faustin-Archange Touadéra. Les Seleka et les Anti-Balaka ailes "Mokom" et "Ngaissona" étaient, hier, vendredi 18 décembre, à moins de 100 km de Bangui, la capitale. La population redoute des effusions de sang. A quelques jours de l'élection présidentielle prévue le 27 décembre, la tension règne dans le pays et même si un renversement de pouvoir est peu probable, l'offensive rebelle poursuit sa marche. 

La situation sécuritaire s’est fortement dégradée ce vendredi 18 décembre en Centrafrique, à neuf jours de l’élection présidentielle et des élections législatives. Plusieurs localités de l’ouest du pays ont été attaquées par des membres de divers groupes armés, selon l'ONU. La Minusca y a déployé d'importants renforts et se dit en « alerte maximale » dans d'autres régions, y compris dans la capitale, Bangui.

https://youtu.be/Q5ZKTCr6Ht8

54 ETATS a obtenu une vidéo où sont regroupés différents groupes rebelles en attente de leur chef, Bozize. Cette union improbable entre ces groupes rebelles serait née, d'après les propos de ces éléments de la volonté de ramener la paix en Centrafrique. C'est ainsi que plusieurs localités de l'ouest du pays ont été investies vendredi par des hommes armés.

L’ONU dit avoir déployé des renforts à Bossemptele et Bossembele, à 150 kilomètres au nord-ouest de Bangui, et affirme que les localités de Bozoum et Yaloke ont été également été ciblées. Elle attribue ces attaques à des éléments de trois groupes armés : 3R, MPC et Anti-Balaka.

D'après les observateurs sur place, l'offensive rebelle semble destiner à exercer une pression politique sur le pouvoir en place. 

La Minusca reste silencieuse tandis qu'un braquage électoral par le pouvoir en place serait en préparation. L'objectif ? Invalider les élections dans les deux régions clés, l'Ouham et l'Ouham Pende. 

Faustin-Archange Touadéra parviendra t-il à supporter la pression jusqu'au 27 décembre ?

Affaire à suivre.

 

Gaëtan Kongo
Spécialiste des questions politiques en RCA