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Qui succédera au dix ans de présidence de Mahamadou Issoufou ?

Élections au Niger : 7,5 millions d'électeurs nigériens attendus aux urnes

Hier minuit sonnait la fin de la campagne électorale pour les élections présidentielle et législative. Ce dimanche 27 décembre, quelque 7,5 millions d'électeurs nigériens sont attendus aux urnes pour les élections présidentielle et législatives. Les 26 000 bureaux de vote doivent ouvrir à 8h et fermer à 19h, et une trentaine de candidats sont en lice pour succéder à Mahamadou Issoufou. Mohamed Bazoum, du parti au pouvoir, le parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), est l'un des 30 candidats à se présenter au premier tour ce dimanche.

Mohamed Bazoum

Le PNDS-TARAYYA, parti de Mohamed Bazoum a présenté un programme de gouvernance aux Nigériens qui vise à consolider les acquis du bilan 2011-2020 et à réaffirmer de nouveaux engagements. 

Mohamed Bazoum

"Le PNDS-TARAYYA est le seul parti à présenter un programme" argumentent les membres du parti. Le résultat des dernières élections locales du 13 décembre ont confirmé la fiabilité du fichier électoral biométrique et ont démontré que le PNDS-TARAYYA a progressé de près de 40% des voix tandis que les partis d'opposition tels que Doubara, Amen Amin, UDR Tabbat, Tchendji semblent très fragiles.

Le PNDS-TARAYYA et la coalition Mohamed Bazoum 2021 ont cumulé plus de 50% des suffrages, ce qui est de bon augure pour cette journée d'élection présidentielle et législative du 27 décembre. Les partisans du PNDS-TARAYYA appellent les citoyens à un vote utile et espèrent remporter la victoire dès le 1er tour avec une forte majorité parlementaire.

L'élection, un enjeu majeur pour les nigériens

Pour la première fois depuis la Conférence nationale souveraine de 1991 qui a mis un terme au régime du parti unique et instauré le multipartisme, le Niger s'apprête à vivre des élections organisées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Ce dimanche  27 décembre est également le moment du bilan des dix ans de gouvernance du président sortant Mahamadou Issoufou qui achève son second et dernier mandat, avec l'espoir de poursuivre le développement du pays avec Mohamed Bazoum, dauphin désigné. 

L'opposition

L'opposition estime que sous l'ère de Mahamadou Issoufou, le pays a régréssé sur le plan démocratique, sans pour autant véritablement argumenter comme l'explique Mohamed Bazoum. C'est sans doute la raison de la forte contestation autour de la nationalité de Mohamed Bazoum. Ses adversaires se basent sur la loi qui dit qu'un candidat à la présidentielle doit être nigérien d'origine. Une dernière tentative pour discréditer le candidat.

Réponse du peuple à suivre.

 

 

 

 

 

 

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction