Le milliardaire américain Elon Musk a annoncé, vendredi 13 mai, que son projet de rachat de Twitter, pour 44 milliards de dollars, était « temporairement suspendu » dans l'attente de précisions sur les faux comptes et les spams. La modération du réseau social est un sujet clé dans cette opération, le patron de Tesla et l’homme le plus riche du monde ayant déjà affirmé qu’il reviendrait sur le bannissement de l’ex-président Donald Trump de la plate-forme. 

États-Unis

Elon Musk annonce la «suspension» du rachat de Twitter à cause de faux comptes

Le milliardaire américain Elon Musk a annoncé, vendredi 13 mai, que son projet de rachat de Twitter, pour 44 milliards de dollars, était « temporairement suspendu » dans l'attente de précisions sur les faux comptes et les spams. La modération du réseau social est un sujet clé dans cette opération, le patron de Tesla et l’homme le plus riche du monde ayant déjà affirmé qu’il reviendrait sur le bannissement de l’ex-président Donald Trump de la plate-forme. 

« L'accord est temporairement suspendu dans l'attente de détails concernant les calculs selon lesquels les faux comptes et les spams représentent effectivement moins de 5% des utilisateurs », a déclaré le patron de Tesla et l'homme d'affaires dans un tweet. Mais il a assuré néanmoins, dans la foulée, être « toujours engagé » à racheter Twitter.

La modération des faux comptes, de la désinformation et des spams dans le réseau social sont parmi les principaux sujets autour de ce rachat.

Twitter assure que les spams et les faux comptes représentent moins de 5 % de ses 229 millions d'utilisateurs actifs, une information que tient à vérifier Elon Musk avant de finaliser le rachat du réseau. Car le calcul du nombre précis de personnes qui tweetent réellement est considéré comme crucial pour les flux futurs de revenus via la publicité, ou les abonnements payants sur le site.

Le milliardaire s’est notamment dit prêt à réintégrer l'ex-président Donald Trump sur la plate-forme. 

Deux hauts responsables poussés vers la sortie

La situation de Twitter pourrait être encore empirée par une autre annonce de la veille. Jeudi 12 mai, deux de ses hauts responsables ont été poussés vers la sortie : la direction affirme que ces départs étaient liés à un changement de cap du groupe. 

Parallèlement au rachat, l'entreprise compte couper dans ses dépenses. Ainsi, la plupart des embauches et des remplacements ont été suspendus.

L’annonce de la « suspension » du rachat de Twitter a fait l'effet d'une bombe : dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de Wall Street, l'action du groupe dégringolait de plus de 17%, atteignant 37,10 dollars le titre, soit son plus bas niveau depuis la formulation de l'offre de rachat.

(avec AFP et Reuters)

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction