À 58 ans, Mbadinga Itsouhou, « Mbad » pour les intimes, est un homme accompli. Marié depuis bientôt 30 ans, père de 4 enfants, Directeur Général au sein d’un grand groupe international présent dans près d’une dizaine de pays du continent, avec plus de 2000 salariés sous sa responsabilité, membre très actif du Lions Club International dont il a été Gouverneur pour l’Afrique Centrale. Aujourd’hui, bien qu’ayant une vie familiale, professionnelle et associative épanouie, Mbadinga Itsouhou sent l’envie de faire davantage non pas pour lui, mais pour son pays, le Congo. Rencontre avec cet homme de conviction à qui il importe de participer à la vie publique de Pointe Noire.

Élections législatives au Congo : vers de nouveaux défis

Entretien exclusif : Mbadinga Itsouhou, un homme de conviction

À 58 ans, Mbadinga Itsouhou, « Mbad » pour les intimes, est un homme accompli. Marié depuis bientôt 30 ans, père de 4 enfants, Directeur Général au sein d’un grand groupe international présent dans près d’une dizaine de pays du continent, avec plus de 2000 salariés sous sa responsabilité, membre très actif du Lions Club International dont il a été Gouverneur pour l’Afrique Centrale. Aujourd’hui, bien qu’ayant une vie familiale, professionnelle et associative épanouie, Mbadinga Itsouhou sent l’envie de faire davantage non pas pour lui, mais pour son pays, le Congo. Rencontre avec cet homme de conviction à qui il importe de participer à la vie publique de Pointe Noire.

Les élections législatives auront lieu au Congo en juillet prochain afin de renouveler pour cinq ans les 151 membres de l’Assemblée nationale. Mbadinga Itsouhou, candidat à ce scrutin a la volonté de décrocher un mandat et ainsi contribuer à augmenter le nombre des députés de son Parti politique, l’Union Panafricaine pour la Démocratie sociale (UPADS), principale formation de l’opposition. Ce parti politique, fondé par l’ancien Président Pascal Lissouba, il le connaît plus que bien. 

En 1991, avec d’autres amis militants au sein d’une association, il intègre l’équipe de Pascal Lissouba. « Nous avons contribué à l’élaboration du programme électoral du président » puis en tant que Responsable de l’organisation de l’UPADS en France, « j’ai participé activement aux campagnes électorales pour les présidentielles en 1992, contribué au support stratégique et à l’animation de la campagne des législatives de 1993 à Brazzaville ». Il n’avait que 27 ans à l’époque et achevait en parallèle sa thèse en Sciences économique à l’Université Paris 2 Panthéon - Assas. Les mots de son mentor, Pascal Lissouba, il s’en souvient comme si c’était hier : « Servir et non se servir ! »

« Lissouba, c’était une attitude, une vision réelle pour le Congo et ses idées ne sont pas mortes, certaines ont été mises en œuvre, d’autres peuvent encore l’être pour le plus grand bénéfice du peuple congolais. Elles vivent en beaucoup d’entre nous ! »

Mbadinga Itsouhou, candidat UPADS aux élections législatives 

Loin des manigances et jeux d’influence politique pour accroître les places des barons du pouvoir, les ambitions de Mbadinga Itsouhou sont simples et saines. « Après presque trois décennies dédiées au monde des Affaires, à la gestion des entreprises et des projets sociaux au sein de plusieurs associations dont le Lions Club International. Il est venu le temps, qu’à une échelle locale, celle de ma ville, Pointe-Noire, j’apporte mon expertise afin de contribuer avec d’autres, ensemble, à construire l’avenir de notre territoire et améliorer la vie de ses populations, notamment via trois axes majeurs : santé, infrastructures, éducation. »

Mbadinga Itsouhou a à cœur de participer à l’agora-citoyenne. Détecter au niveau local les besoins ; responsabiliser les populations aux bonnes pratiques ; faire remonter les informations aux décideurs puis mettre en place des actions concrètes sur le terrain.

« Je serai la voix des populations de ma circonscription, Lumumba 1 ». 

En effet, beaucoup d’actions restent à mener. Derrière ses lunettes, il explique avec sagesse : « ce que les Congolais veulent, c’est de pouvoir travailler, avoir un emploi qui leur permette de faire vivre leur famille, c’est de ne pas devoir craindre de tout perdre simplement parce qu’ils tombent malades. Ce qu’ils désirent, c’est que leurs enfants aient accès à une bonne éducation et qu’ils puissent convenablement étudier, y compris accéder aux études supérieures. Cela afin de les préparer à intégrer convenablement la vie économique et sociale. Ce que les Congolais veulent, c’est la sécurité face au banditisme florissant. Et après une vie entière de dur labeur, pouvoir profiter de leur retraite dans la dignité. Aujourd’hui, je n’ai rien de personnel à attendre de la vie politique, je souhaite par mon action rendre un peu au pays, à sa population, ce qu’il m’a donné »

Lors des dernières élections en 2017, l’UPADS n’avait pu investir qu’un peu moins d’une quarantaine de candidats aux élections législatives, contre ceux de la Majorité Présidentielle (Parti congolais du travail, PCT, et ses alliés) qui avaient « presque fait le plein » ; la faute, entre autres raisons, à la hausse exorbitante de la caution passée de 100 000 franc CFA à 1 500 000 (2 800 euros).

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction